stalag - date limite de vente

 

J'ai pas envie de me creuser la tête, donc vous vous contenterez d'un article paru dans best numero 142 de mai 1980.

 

Il est l'heure de grimper au foyer des jeunes travailleurs de Lormont (dans le Bordeaux rouge). Un éclairage blafard laisse entrevoir dans le faisceau des phares une ZUP pas trop zone même s'il ne doit pas faire rose tous les jours dans ce dortoir de tours et de béton. Le foyer n'a rien à envier aux cités universitaires de banlieue : neuf, propre mais totalement froid. La scène est posée dans une petite salle jouxtant un bar où la bière triomphe à l'applaudimètre.
Pour ces mecs éloignés de la vie rock bordelaise, le concert constitue un événement. Ils finiront la soirée en dansant comme des dingues, shootant dans les canettes, pogotant à mort, riant aux larmes. Certains ont dû se faire agonir le lendemain matin mais quelle importance après une telle nuit de folie.
Si vous cherchez d'affreux jojos à inviter dans vos parties chics, pas d'hésitation possible : c'est STALAG qu'il vous faut. Du rock en barbelés avec miradors et 30 000 volts dans les cordes. STALAG c'est aussi bien que les Damned sur disque et aussi fou que les Stooges sur scène. Ils dépouillent les riffs, gonflent la basse à l'hélium, massacrent les peaux et hurlent comme une bande de coyottes affamés. C'est un rock métronomique battant à 200 à l'heure, un shoot à haute tension où l'on ne peut que se brûler. A 1 heure du matin, ils nous achèveront par un I WANNA BE YOUR DOG démentiel, transformant la salle en étuve où 200 dingos enragés se sauteront dessus dans l'odeur de la poudre noire.
A bouffer chaud, à consommer sur place sans se soucier des taches de graisse et des projections de gros rouge. Inénarrable et inquiétant à la fois. Cette bande de cramés du bulbe suinte le rock'n'roll, transpire l'énergie et la haine.
Si vous voyez le nom de STALAG sur une affiche, foncez-y torse nu. Vous ne prendrez pas froid. Après une telle soirée, impossible de douter qu'il se passe effectivement quelque chose. J'ai senti des idées, de l'énergie, de la hargne, de la sueur et des larmes. Ça bouge, ça vit, ça rêve...

 

stalag

 

tracklist:

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L'archive pése 13 megas.

 

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